Trip en scooter au plateau des Bolovens

Publié par le 6 juin 2016

Nous voilà de retour au Laos après notre séjour en famille au Cambodge! Après un passage de frontière un peu corsé et un peu de repos aux 4000 îles, nous reprenons la route en direction de Pakse, le point de départ de la fameuse boucle du plateau des Bolovens.

 

Pakse :

 

Comment rejoindre Pakse depuis les 4000 îles :

Il vous faudra tout d’abord prendre un bateau pour quitter les 4000 îles et rejoindre le village de Ban Nakasang (15 000 Kips depuis Don Det et 30 000 Kips depuis Don Khône). Une fois à Ban Nakasang il y a des bus qui partent quotidiennement en direction de Pakse. On ne pourra pas vous donner le prix des bus puisque nous avons fait le trajet en stop mais vous pouvez acheter les tickets directement aux 4000 îles.

 

Des 4000 îles jusqu’à Pakse en stop :

C’est de bonne heure que nous quittons les 4000 îles accompagnés de Marie Laure qui s’est laissée tenter par l’expérience de l’autostop. C’est donc à trois que nous lèverons le pouce cette fois! Le stop est normalement plus difficile à 3 mais il y a beaucoup de pick-up au Laos donc nous sommes plutôt confiants!

Nous sortons du village de Ban Nakasang, nous longeons la route qui mène jusqu’à une intersection où nous pourrons prendre la route qui va à Pakse 145 km plus loin. Nous marchons tout en levant le pouce et après une quinzaine de minutes de marche un pick-up s’arrête et nous emmène jusqu’à l’intersection. C’est un bon début et ça nous rassure sur le fait de faire du stop à 3.

On marche jusqu’à un endroit stratégique (où l’on est bien visible et où les voitures ont de la place pour s’arrêter) et on retend le pouce. Un van s’arrête, le gars nous propose de nous amener jusqu’à Pakse mais ce n’est pas gratuit. On refuse donc, il essaie de nous décourager en nous disant qu’il y a peu de circulation et qu’il y a 200 km avant d’arriver à Pakse (il exagère un peu), mais on ne démord pas et on continue à lever nos pouces! A peine 10 minutes plus tard un petit camion s’arrête. A l’avant, le chauffeur et un moine, à l’arrière, dans la remorque, une famille de laotiens. Le chauffeur accepte de nous prendre. Chouette!! On s’installe dans la remorque avec la famille. Tout le monde nous dévisage, l’air étonné. Je le suis moi aussi, étonnée, de les voir autant habillés par cette chaleur étouffante! Puis on se met en route et je comprends vite la raison pour laquelle ils sont autant habillés : le soleil cogne extrêmement fort! On se dépêche de faire de même en couvrant nos bras et nos têtes d’un foulard pour ne pas ressembler à des écrevisses.

Deux heures de routes et quelques pauses cigarettes plus tard le chauffeur nous dépose à une intersection, il ne prend pas le même chemin que nous. On le remercie chaleureusement de nous avoir autant avancé et on regarde sur Maps.me si Pakse est encore loin. Chouette il ne reste que 8 km! Si on ne trouve pas de voiture ça peut se faire à pied!

On se met donc en marche tout en levant le pouce. Et après moins de 5 minutes de marche une petite twingo s’arrête! C’est un jeune couple qui vit à Pakse, ils acceptent de nous prendre et nous jouons à tétris pour arriver à rentrer tous les trois dans la voiture avec nos trois sacs à dos! On y arrive mais l’expression “être serrés comme des sardines” prend tout son sens! Le conducteur parle un peu l’anglais mais avec nos gros sacs qui prennent absolument toute la place nous n’arrivons pas à voir à qui de nous trois il s’adresse ce qui provoquera de gros fou rire durant tout le trajet!

Il nous dépose dans le centre ville et nous n’avons plus qu’à chercher un hôtel! Eh ben! Nous qui redoutions un peu le fait de faire du stop à trois, avec pas plus de 15 minutes d’attente entre chaque voiture je crois que nous n’avions jamais été aussi efficaces!

 

Où loger à Pakse :

Nous avons trouvé notre bonheur à Kaesme Guesthouse, une petite guesthouse un peu à l’écart du centre ville (mais sans être trop éloigné : 5 minutes de marche à peine) et au bord de la rivière. Les chambres doubles avec salle de bain privée sont à 60000 kips, elles sont simples mais propres. Il y a une chouette terrasse ombragée avec des hamacs qui donne directement sur la rivière, c’est parfait et ça nous rappelle les 4000 îles! De plus, la propriétaire est vraiment gentille et arrangeante!

 

Pakse

 

Que faire à Pakse :

Bon, qu’on se le dise, l’intérêt principal de la ville c’est qu’elle est le point de départ pour l’escapade en scooter sur le plateau des Bolovens, et à part ça elle n’a pas beaucoup d’intérêts touristiques. Nous avons cependant apprécié nous promener au marché, au bord du Mékong, nous relaxer sur la chouette terrasse de notre guesthouse et nous aurons également visité un jolie petit temple!

 

Pakse

 

Ah oui, nous avons également assisté, par pur hasard alors qu’on se promenait autour d’un temple, à l’arrivée des candidats d’Asia express! Asia express, c’est le Pékin express du Mexique! Trop marrant!

 

Asia express

 

Où louer un scooter pour le plateau des Bolovens :

Il y a plusieurs agences sur Pakse dans lesquelles nous pouvons louer des scooters afin de partir à la découverte du plateau des Bolovens. Mais lorsque l’on discutait avec d’autres voyageurs c’est celle de Miss Noy que l’on nous conseillait le plus souvent. C’est donc ici que nous nous sommes rendus. Les scooters sont à 60 000 kips la journée et Yves, le mari Belge (qui parle donc très bien français) de Miss Noy vous donne rendez vous la veille de votre départ afin de vous donner absolument toutes les infos utiles concernant ce périple! Les cascades à voir, les logements pas chers, les routes à éviter, etc…!

 

Le plateau des Bolovens :

 

Le plateau des Bolovens c’est quoi?

C’est un plateau d’origine volcanique qui est l’une des principales régions agricoles du Laos. En effet, le plateau est essentiellement constitué de rizières, de plantations d’hévéas, de thé, de bananes, de teck, mais surtout de son fameux café, considéré comme l’un des meilleurs au monde.

Sur le plateau des Bolovens, vivent aussi de nombreuses ethnies telles que les Katus que nous auront l’occasion de rencontrer durant notre périple (voir plus bas).

Mais ce qui attire le plus les touristes ce sont les nombreuses et superbes cascades que l’on trouve un peu partout sur le plateau.

 

Quel parcours choisir pour visiter le plateau des Bolovens :

Pour ceux qui choisissent, comme nous, de découvrir le plateau en scooter il existe deux options :

– La petite boucle pour les plus pressés, comme son nom l’indique elle se fait plus rapidement (prévoir entre 2 et 3 jours), elle couvre les principaux points d’intérêts du plateau et la route est goudronnée tout du long.

– La grande boucle, qui se fait en 3 ou 4 jours, comprend la petite boucle ainsi qu’une partie qui se poursuit un peu plus vers l’est. La route n’est pas toujours goudronnée donc être vigilant par temps de pluie, mais par beau temps nous n’avons eu aucun soucis!

 
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Ca vaut vraiment le coup de prendre le temps de faire la grande boucle car les paysages sont vraiment chouettes et c’est ici que nous auront vu l’une des plus belles cascades de notre vie^^!

Notre itinéraire à nous aura été un peu particulier puisque nous aurons fait d’abord la petite boucle avant de faire demi tour à Paksong pour faire la grande boucle avant de revenir sur Tad Lo car nous avions prévu d’y passer le nouvel an. Mais pourquoi ne pas avoir fait tout simplement la grande boucle dans l’autre sens (en commençant par Paksong) pour terminer par Tad Lo et y passer le nouvel an vous allez me dire! Tout simplement parce que n’était absolument pas prévu au début!       


De Pakse à Tad Lo :

Une fois notre scooter en mains, nous quittons Pakse de bon matin pour nous rendre enfin sur le plateau des Bolovens. L’objectif de la journée : rejoindre Tad Lo où nous attendent Lise et Damien, nos amis cyclistes rencontrés en Chine.

Nous avalons les 38 premiers kilomètres facilement et nous arrivons aux chutes de Tad Pasuam. Les chutes sont payantes (11000 kips), en général on aime pas trop payer pour des points de vue mais là ce sont nos premières cascades des Bolovens, on a trop hâte alors tant pis on paie! Et on ne regrette pas car elles sont très jolies et étant arrivés assez tôt nous sommes quasiment seuls sur le site!

 

Tad Pasuam

 

On se promène un peu dans la forêt et on tombe sur une autre petite cascade toute mimi.

 

Tad Pasuam

 

On reprend la route sur 2/3 km environs avant de prendre une piste qui mène jusqu’aux chutes de Tad Champee . Le gars de la location de scooter nous avait déconseillé d’aller à ces cascades car les 10 km de piste sont en très mauvais état et qu’il y a donc un gros risque de chutes. On tente quand même le coup et bien nous a pris car en prenant le temps ça se fait sans trop de difficultés (sur les 10 km il y a seulement 3 km de vraiment cabossés) et le cadre est vraiment sympa, on traverse diverses plantations, des petits villages où les enfants nous saluent avec de joyeux “Sabaide” et nous avons même vu des petits fours qui servent à fabriquer du charbon de bois.

 

Four à charbon

 

Nous arrivons aux chutes au milieu de nulle part et nous sommes absolument seuls! Le parking est normalement payant mais là il n’y avait personne. Les chutes ne sont pas très impressionnantes mais le lieu est vraiment paisible.

 

Tad Champee

 

On reprend ensuite la route en direction de Tad Lo. On s’arrête dans un petit boui boui en bord de route pour avaler une soupe accompagnée d’une bière pour trois fois rien.

 

Repas dans un petit boui boui

 

On arrive en fin d’après-midi à Tad Lo où l’on retrouve Lise et Damien. Après les retrouvailles et après s’être installés dans leur guesthouse (voir plus bas “où dormir”), nous filons visiter les alentours. Nous tombons sous le charme des lieux! Situé en bord de rivière le petit village de Tad Lo est vraiment paisible! Nous allons voir la belle cascade située à proximité du village!

 

Tad Lo

 

Puis, Lise et Damien nous disent qu’il y a 2 éléphants dans le village et que c’est bientôt l’heure de leur bain dans la rivière! On ne se le fait pas dire deux fois et filons immédiatement les voir! Le propriétaire des éléphants nous laisse les approcher et leur donner des bananes! Nous sommes impressionnés, c’est la première fois que nous approchons d’aussi prêt un éléphant! Nous restons un petit moment avec eux jusqu’à ce que les cornacs arrivent. On les regarde grimper sur le dos des éléphants et les amener à la rivière où ils vont prendre leur bain. Nous sommes impressionnés par cette complicité et ce respect qu’il y a entre le cornac et l’éléphant! Nous passons un moment assez exceptionnel!

 

Elephants à Tad Lo

 

La baignade des éléphants nous a donné envie de faire un plouf nous aussi! On s’amuse comme des gosses et puis on file à la guesthouse où, pour 35 000 kips, tu peux cuisiner avec la famille et partager un repas gargantuesque avec eux! Ce soir là nous avons cuisiné et mangé (surtout^^) de la soupe de courge, du poisson grillé, de la salade, des lasagnes à la laotienne, du curry, une poêlée de légumes et des pancakes en dessert! Un régal!

 

Où dormir à Tad Lo :

Nous avons dormi à Palaméi Guesthouse, probablement la meilleure guesthouse de notre séjour au Laos! Pour 20000 kips , nous avons dormi dans un bungalow propre et confortable, salle de bain commune. Le soir, nous pouvons préparer le diner avec la famille avant de manger tous ensemble! C’est copieux, bon et convivial! Bref nous nous sommes vraiment sentis comme chez nous! Po, le patron, nous dit qu’il organise une fête avec sa famille et d’autres villageois pour le nouvel an. Nous décidons donc de revenir dans quelques jours pour célébrer le nouvel an avec eux!

 

De Tad Lo à Paksong :

Le lendemain matin, Lise et Damien louent un scooter à Po (le patron de la guesthouse) pour nous suivre sur le plateau de Bolovens! Après un petit dèj du tonnerre (pancakes aux bananes et au Nutella et tartines au beurre de cacahuètes), avoir fait le plein et un faux départ avec le scooter de Lise et Damien qui nous fait quelques farces (Po a oublié de nous préciser que si on enlève pas la béquille le scooter ne démarre pas, étrange mais vrai^^), nous nous remettons en route en direction de Paksong.

 

Road trip en scooter

 

Sur la route, nous nous arrêtons au village de Kok Phoung Tai où vie une ethnie Katou et où Mr Hook, un habitant du village, propose des visites guidées tous les jours à 10h30 (Prix : 20000 kips). Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette visite ne nous aura pas laissé indifférents.

Nous faisons tout d’abord un tour dans la plantation du village où Mr Hook nous explique l’utilité de nombreuses plantes médicinales comme l’arbre de rose qui, lorsqu’on applique sa sève sur notre peau, soigne les brulures. Il nous montre également une drôle de plante avec laquelle nous pouvons faire des bulles avec sa sève, une grosse araignée noire et jaune qui est capable de t’endormir pendant 7h avec une seule piqure! Il nous fait aussi manger des fourmis rouges et, à notre grande surprise, c’est super bon! Ca a un un fort gout de citron! En revanche, il faut faire attention à bien arracher la tête de la fourmi avant de la manger sinon elle te mord et reste accrochée dans ta trachée…

 

Araignée

 

Ensuite, il nous explique les coutumes et rituels si particuliers de l’ethnie Katou. C’est vraiment une culture différente de la notre. Tout d’abord ils sont polygames, et toute la famille vit dans la même maison, le record du village étant à 60 personnes vivant sous le même toit. Les habitants du village se marient à partir de l’âge de 8 ans et peuvent avoir des enfants à partir de 12 ans. Ils fument tous une drôle de grosse pipe en bambou à partir de l’âge de 3 ans. On a vu des petites filles fumer cette pipe et je peux vous assurer que ça fait vraiment bizarre de voir ça! Ensuite, ils pratiquent le culte des esprits et le village a un gourou qui invoque les esprits lors des cérémonies ou lorsque le village doit prendre une décision importante. Lorsque les habitants du village pensent qu’il y a un mauvais esprit qui rode dans le village, ils sacrifient un petit chiot. Pour cela, ils attachent le chiot à un poteau et chaque habitant lui donne un coup de pied jusqu’à ce qu’il meurt… L’intérêt est de transmettre au chien le mauvais esprit qui s’est emparé des habitants. Dans le village, il y a trois cimetières différents : un pour les personnes décédées de façon naturelle (de vieillesse par exemple) où le défunt est enterré dans une tombe en béton, un pour les personnes décédées par accident où le défunt est enterré dans une tombe en bambou et un pour les femmes décédées durant l’accouchement. Les habitants fabriquent d’ailleurs leurs propres tombent et les stockent sous leurs maisons (qui sont sur pilotis).

 

Mister Hook

 

Et puis, Mr Hook nous raconte son histoire. A partir de l’âge de 8 ans ses parents voulurent le marier mais il refusa à plusieurs reprises et il partit faire ses études en Thaïlande où il eu plusieurs aventures avec des femmes. Quand, à 21 ans, il rentre au village le gourou sent que quelque chose de mal a été commis. Il organise alors une cérémonie pour invoquer les esprits qui vont expliquer au gourou qu’un habitant du village n’a pas respecté la règle qui interdit le sexe avant le mariage. Mr Hook ne se dénonce pas donc le gourou demande à tous les hommes célibataires de planter un couteau dans un sac de riz. Si le couteau tombe c’est que l’homme est innocent, si il reste droit c’est qu’il est coupable. Lorsque Mr Hook planta son couteau dans le riz, ce dernier resta droit. Mr Hook continua à nier alors le gourou lui demanda de boire un mélange de sang de poulet et d’eau. Si il est réellement innocent il ne lui arrivera rien, mais si il est coupable il allait mourir dans les trois prochains jours. Son père prit peur et décida de payer pour les fautes de son fils en donnant un chien, un cochon et des poules aux villageois. Plus tard, Mr Hook fréquenta de nouveau une femme et, au même moment, son père décéda. Les habitants du village lui dirent que c’est de sa faute si son père est mort. Du coup, à ce jour Mr Hook est marié à une femme et n’a plus le droit de sortir seul du village.

Bref, cette visite nous aura pas mal secoué car le fossé entre notre culture, nos coutumes et nos croyances et celles de cette ethnie est vraiment immense et certaines choses que nous avons vu durant notre visite auront été assez déstabilisantes pour nous!

Avant de reprendre la route, Guigui goute au café produit dans le village qui est broyé à la main et filtré dans du bambou!

 

Dégustation de café

 

On arrive à Paksong en début d’après midi, on s’arrête dans un petit boui boui pour manger et nous nous rendons à la cascade de Tad Yuang (Prix d’entrée : 12500 kips). Elle est vraiment très belle et en plein cœur d’une végétation luxuriante. Nous pouvons l’observer d’en haut et d’en bas!

 

Tad Yuang

 

Ensuite, nous allons voir Tad Fane deux chutes impressionnantes par leur hauteur. C’est en effet les plus hautes du plateau des Bolovens (120 m). Prix d’entrée : 6500 kips

 

Tad Fane

 

Après Tad Fane nous allons voir la cascade de Tad Champi qui est, elle aussi, vraiment chouette et propice à la baignade avec une barque et une corde sur laquelle on tire pour se rapprocher des chutes. Prix d’entrée : 6500 kips

 

Tad Champi

 

Et nous terminons la journée avec Tad Itou (Prix d’entrée : 5000 kips) que nous avons trouvé moins impressionnante que les précédentes mais ce fut un lieux parfait pour s’improviser un gouter à base de bananes et gâteaux trempés dans du lait concentré sucré héhé!

 

Tad Itou

 

Nous rentrons à Paksong où nous trouvons une chambre dans un hôtel dont on ne se souvient pas le nom pour 30000 kips.

De Paksong à Sékong :

Le lendemain matin, nous rebroussons chemin pour faire la grande boucle avant de rentrer à Tad Lo. Nous partons de bonne heure (6h30) car nous avons pas mal de route à faire! On s’arrête tout de même dans le village pour prendre un petit gros déjeuner : sticky rice avec lait concentré sucré et cacahuètes concassées, brioches et brochettes de viandes… oui on ne fait pas semblant quand on a faim 😉 !

Nous reprenons la route repus et nous arrivons vers 9h aux cascades Tad Tayiscua plus rapidement que prévu. En effet, les 10 km de pistes que l’on nous avait décrit comme difficilement praticables se sont finalement très bien passés. Certes nous avons avalés de la poussière mais la piste était bien plate donc peu de risques de se casser la figure^^! En revanche, ce ne doit pas être la même histoire par temps de pluie!

Le prix d’entrée aux cascades Tad Tayiscua est de 7500 kips par personne. Il y a plusieurs cascades à voir, nous prenons le petit sentier qui descend à travers la forêt jusqu’à la cascade numéro 2 et… Wouaouh!! Elle est sublime! Avec l’eau qui s’écoule depuis un bloc rocheux, les petites fleurs roses et même un arc en ciel, c’est probablement l’une des plus belles cascades que j’ai vu!

 

Tad Tayiscua

 

Ensuite, nous continuons sur le sentier qui descend jusqu’à la cascade numéro 3. Elle est bien moins impressionnante mais le lieu est très agréable et nous y restons un petit moment à nous baigner!

 

Tad Tayiscua

 

Nous observerons aussi un phénomène assez rigolo : les papillons bleus et noirs sont attirés par les chaussures de Marine qui sont également bleues et noires!

 

Papillon

 

Et puis nous remontons jusqu’au parking pour nous rendre au point de vue sur la cascade numéro 1 qui est très jolie elle aussi et faisons une petite sieste bien méritée sur des hamacs en bambou.

 

Petite sieste dans l'Hamac

 

Nous reprenons nos bolides et faisons encore environ 5 km de piste avant de rejoindre la route goudronnée et, peu de temps plus tard, nous trouvons les trois gros arbres que nous avait indiqué le loueur de scooter à proximité desquels doit se trouver la cascade Tad Katamtok. Nous garons nos scooters, on s’avance et, en effet, elle est là! Assez impressionnante elle aussi! Malheureusement elle est fortement menacée par le projet de construction d’un barrage…

 

Tad Katamtok

 

C’est ici qu’on décide de casser la croute avant de nous remettre en route jusqu’à la cascade de Tad Sé Noy où nous décidons finalement de ne pas nous y arrêter pour aller directement à Tad Faek où nous allons farnienter un petit moment au bord de l’eau et à l’ombre d’une paillotte tout en regardant un groupe de jeunes laotiens faire un concours de saut depuis le haut de la cascade. Prix d’entrée : 2500 kips

 

Tad Faek

 

Vers 16h30 on se décide à repartir en direction de Sékong où nous trouvons un hôtel où passer la nuit. Le soir nous mangeons dans le petit resto d’à côté où nous sommes presque certains d’avoir mangé du chien… Et oui, les laotiens ne sont pas particulièrement connus pour en manger mais nous sommes proches de la frontière vietnamienne donc il n’est pas rare dans cette région de retrouver du chien dans ton assiette!

 

Un retour à Tad Lo mouvementé :

Ce n’est qu’à 8h que nous partons ce matin pour rentrer à Tad Lo, nous avons pas mal de route à faire mais nous n’avons plus rien à visiter sur la route. On s’arrête tout de même dans la ville de Sékong pour se faire un bon petit déj avant de prendre la route pour de bon!

 

Route plateau des Bolovens

 

On roule tranquillement quand on aperçoit un gros camion arrêté en bord de route, puis un deuxième et un troisième. Apparemment quelque chose bloque la circulation plus loin. Comme on est en scooter on continue en se disant que pour nous ce sera peut être possible de passer. Puis c’est là qu’on le voit, un autobus renversé et en travers de la route! On descend d’abord des scooters pour s’approcher doucement, on ne sait pas si l’accident a eu lieu il y a longtemps où si cela vient de se passer. Puis on aperçoit un corps sous un drap au bord de la route! Au mon dieu, il y a probablement des blessés!! On se dépêche de passer de l’autre côté du bus pour voir si il y a besoin d’aide.

Je croise d’abord une jeune laotien qui saigne de la tête, je regarde mais ce n’est rien de méchant, je lui propose ma bouteille d’eau pour rincer mais il refuse, je regrette vraiment d’avoir oublié ma trousse à pharmacie dans mon gros sac à dos que j’ai laissé à Pakse, j’aurai eu de quoi désinfecter une plaie!

Lorsqu’on arrive de l’autre côté du bus, les garçons regardent si il y a encore du monde dans le bus mais il n’y a apparemment plus personne à évacuer, tous les passagers attendent au bord de la route. On s’approche pour voir si il y a des blessés et si ils ont besoin d’aide mais à part le jeune laotien qui a une petite entaille sur la tête on ne voit aucun autre blessé. Vu l’état du bus ça nous étonne, peut être ont ils déjà été évacués? Il y a tout de même un groupe de femmes en état de choc. Elles pleurent et crient, on leur propose de l’aide et essaie de leur demander si elles ont mal quelque part mais personne ne semble parler l’anglais, on arrive pas à se faire comprendre et on a l’impression que notre présence les effraie encore plus! On se sent impuissant et inutile et, comme elles n’ont pas l’air d’être blessées physiquement, on se résout à partir de peur que notre présence soit prise pour du voyeurisme…

Je n’ai pas cessé de repenser à cette histoire durant le chemin jusqu’à Tad Lo… J’ai mal vécu le fait de devoir nous résoudre à partir, de réaliser que nous ne pouvions pas aider mais que, au contraire, la présence de falangs (personnes blanches en laotien) semblait empirer le stress de ces femmes. J’étais frustrée par la barrière de la langue et me suis sentie terriblement inutile. Heureusement qu’il n’y avait pas (ou plus) de blessés sur les lieux car dans ce cas je n’aurai pas pu me résoudre à partir mais j’ai du mal à imaginer comment j’aurais pu me faire comprendre et comment faire accepter mon aide aux passagers…

 

Malgré cette histoire un peu perturbante, nous aurons passé d’excellents moments durant notre périple en scooter sur le plateau des Bolovens. Si bien que nous déciderons d’y rester un peu plus longtemps que prévu pour y passer le nouvel an avant d’aller travailler dans une plantation de café! On vous raconte tout ça dans notre prochain article!

 

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